Donner de la rétroaction de rendement
Cette ressource est une contribution de Bright + Early.
En dehors de la période d’évaluation, les gestionnaires devraient régulièrement rencontrer les membres de leur équipe pour des conversations et mises au point individuelles. D’une part, ces rencontres permettent de discuter de l’avancement de certains projets ou de ce qui les bloque. D’autre part, elles permettent de faire le point sur l’atteinte des objectifs de l’employé.e, de s’enquérir de son bien-être et de donner ou de recevoir de la rétroaction. Dans le rôle d’accompagnateur.trice, les gestionnaires ne sont pas censé.e.s avoir toutes les réponses, mais plutôt orienter les employé.e.s dans la recherche de leur propre solution.
Une rétroaction claire et opportune est l’élément clé d’une bonne gestion du rendement et permet d’éviter les surprises au moment de l’évaluation formelle. Pourtant, bon nombre de personnes, y compris des gestionnaires, craignent de donner de la rétroaction directe et laissent les problèmes de rendement et les ressentiments s’accumuler. Les éléments suivants favorisent une rétroaction constructive :
Une culture de rétroaction ouverte et encourageante peut faire une énorme différence pour l’esprit, le rendement et la collaboration au sein de votre organisation. Commencez par offrir une formation sur l’art de la rétroaction à toute l’équipe ou intégrez un chapitre à ce sujet à votre guide pour les employé.e.s.
Pour maintenir la motivation de vos employé.e.s performant.e.s, commencez par comprendre leurs motivations. Est-ce de nouveaux défis, la reconnaissance, un titre ou la rémunération? Chaque personne est unique, alors donnez-vous la peine de découvrir ce qui lui importe. Si vous ne pouvez pas offrir de promotion, vous pouvez stimuler son intérêt en lui offrant une affectation permettant d’enrichir ses compétences ou un projet lui permettant de se développer, d’élargir ses connaissances et de se sentir valorisée.
La gestion d’une équipe implique inévitablement de devoir annoncer à un.e employé.e que son rendement n’est pas à la hauteur des attentes. Une bonne compréhension de ce qu’est un bon rendement facilite ces conversations, les rend plus objectives et plus centrées sur les améliorations recherchées. Le schéma de carrière constitue alors la meilleure ressource.
Si vous constatez un rendement insuffisant récurrent chez un.e employé.e, prenez le temps de lui parler ou profitez d’une de vos rencontres régulières pour le faire. Suivez les conseils pour donner de la rétroaction et préparez des exemples concrets. Ayez le schéma de carrière, les valeurs de l’organisation, la description d’emploi et tout autre document pertinent à portée de main pour référer aux attentes en toute objectivité. Si l’employé.e n’a pas connaissance de certaines attentes, discutez-en. S’il.elle peine à répondre à certaines attentes, offrez-lui votre collaboration pour l’aider à les satisfaire, p. ex. de l’accompagnement supplémentaire, la reprise de certaines formations ou la définition d’objectifs à court terme. À cette étape, vous informez l’employé.e de la problématique, lui offrez votre rétroaction et la chance de s’améliorer.
En conversation avec l’employé.e, demandez-lui si quelque chose l’empêche de faire son travail au mieux de ses compétences et de répondre aux attentes. La personne peut alors s’ouvrir sur des difficultés personnelles ou autres. Bien que celles-ci n’excusent guère un faible rendement ou un mauvais comportement, elles peuvent offrir un contexte qui permet de mieux comprendre la situation. Selon le cas, vous pouvez proposer diverses mesures d’adaptation, notamment un allègement des tâches pour permettre à l’employé.e de se concentrer sur certaines priorités, un congé ou un changement d’horaire. Enfin, vous pouvez diriger l’employé.e vers différentes ressources, notamment le programme de soutien aux employé.e.s ou des prestations médicales de votre organisation, ainsi que des ressources communautaires.
Certaines organisations se dotent d’un processus de mesures disciplinaires progressives au cas où l’accompagnement ou la rétroaction informelle ne produisent pas de résultats satisfaisants. Dans les milieux syndiqués ou plus formels, il s’agit même d’une obligation. Un tel processus permet d’aborder des problèmes persistants par rapport au rendement, mais aussi par rapport à tout comportement non désiré ou inadéquat. Il offre à l’employé.e une chance raisonnable de s’améliorer tout en protégeant l’organisation dans les cas de congédiements inévitables.
Généralement, les politiques de mesures disciplinaires progressives proposent une démarche par étape :
Exemple : Un PAR de 60 jours préparé pour un membre de l’équipe qui manquent régulièrement des échéances peut inclure des mises au point hebdomadaires avec son.sa gestionnaire, des cours de gestion du temps, l’objectif de remettre tous les livrables à temps pendant la durée du PAR, ainsi qu’une liste d’outils, de ressources ou de formations que l’organisation propose, ou offre déjà, pour aider l’employé.e.
Dans certaines situations sérieuses, l’organisation peut sauter une ou plusieurs étapes pour passer directement à une mesure plus avancée. La politique en place doit préciser quand une telle situation s’applique.
Avant de décider d’une mesure disciplinaire, rassemblez tous les faits. Pour ce faire, vous devez :
Bright + Early est une firme de service-conseil RH sympathique et visionnaire. Elle travaille avec des OBNL et d’autres organisations animées par des valeurs à qui elle offre un soutien RH intégré, en plus de politiques, de programmes et de conseils de rémunération sur mesure. Si vous cherchez à développer des schémas de carrière ou des systèmes de gestion du rendement pour votre organisation, son équipe peut vous aider.